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29 septembre 2010 — 31 janvier 2011
Musée Maillol - Fondation Dina Vierny

Présentation par Emmanuel Daydé, conseiller artistique

Hommes de pouvoir et d’argent, les Médicis ne sont pas seulement des apothicaires florentins enrichis par le commerce et devenus banquiers de l’Europe, avant d’en être les princes. Habiles politiques, ces hommes d’affaires sont avant tout des humanistes fervents.

Leur mécénat éclairé révèle une culture aussi profonde qu’étendue du XVe au XVIIIe siècle.

Le clan familial, presque toujours uni — qu’il soit au pouvoir ou qu’il en soit chassé —, n’a cessé de s’entourer d’artistes, de peintres, de sculpteurs, d’orfèvres, de musiciens, de poètes et de savants, qu’il protège plus qu’il ne commandite.

Désirant remodeler la vie par l’esthétique et la science, la prestigieuse famille florentine n’a pas exactement lancé le mouvement de mécénat fastueux qui saisit Florence à la Renaissance. Mais elle a favorisé l’avant-garde comme personne avant elle, faisant de l’art un extraordinaire instrument de pouvoir, établissant à jamais la figure de mécène magnifique.

Partout où les Médicis se sont imposés, ils ont régné davantage par la splendeur de leur goût que par la puissance de leur banque. Inventeurs au sens archéologique du terme, les Médicis ont « inventé » l’art occidental moderne, en encourageant l’art de la perspective de Fra Angelico et l’humanisme de Botticelli, en donnant ses lettres de noblesse à la littérature en langue italienne, en soutenant le premier classicisme de Michel-Ange et de Raphaël, en déployant le maniérisme florentin de Bronzino, en portant les arts mineurs à leur apothéose, en étant toujours à la pointe des nouvelles découvertes géographiques et scientifiques, en créant les premiers opéras de l’histoire avec les deux Euridice de Peri et de Caccini, ou encore en finançant les découvertes astronomiques de Galilée.

Retrouver l’harmonie du monde en feignant d’en être l’organisateur : telle a été l’ambition démesurée des Médicis.

Un trésor des trésors au musée Maillol

C’est ce goût personnel et moderne pour les nouveaux espaces, ceux du monde comme ceux des arts décoratifs, de la peinture, de la musique, de la science ou de la poésie, que célèbre l’exposition « Trésor des Médicis », en rassemblant près de 150 œuvres et objets qui tous ont été vus, voulus ou touchés par les Florentins magnifiques, car tous issus des collections médicéennes. L’exposition du musée Maillol invite à pénétrer au cœur même des palais Médicis, en évoquant, autour de ces quelques chefs-d’œuvre très rarement prêtés, une histoire du goût médicéen, qui se décline avec le temps et les différents chefs de famille Médicis, en plusieurs pièces d’apparat ou d’intimité : salle des fêtes, studiolo, ou cabinet des merveilles, atelier de pierres dures, bibliothèque, théâtre médicéen, jardin de Boboli, salle des sciences ou encore chapelle des princes.

1- De Cosme à Laurent : la gloire des Seigneurs de Florence au XVe siècle

Si c’est Jean de Bicci qui fonde la banque Médicis à la toute fin du XIVe siècle, c’est Cosme l’Ancien qui marque l’avènement de la future dynastie en devenant l’homme le plus riche d’Europe. Désormais banquier des Papes et de Rois après son retour d’exil à Florence en 1434, c’est ce sage et subtile Cosme, qui est à l’origine du trésor et du règne presque sans partage des Médicis. Ses ressources financières considérables, il les utilise au départ pour collectionner les antiques – et même des objets orientaux – comme cela se fait dans les grandes familles de la Renaissance. Mais il s’entoure d’œuvres d’art de toute sorte, passant commande aux plus audacieux, comme à Fra Angelico, ce dont témoigne un panneau de prédelle représentant la sépulture des Saints Cosme et Damien, protecteurs de
la famille.

Son petit-fils, Laurent le Magnifique, poète de talent et stratège politique avisé, même si piètre banquier, devient « le premier citoyen de Florence » sans en avoir le titre. Il porte cette « République des arts » à sa première apogée. Laurent consacre des sommes exorbitantes à l’achat de vases de pierres dures et avoue une passion pour les camées antiques, comme celui de Poséidon et Athéna, qu’on attribue alors à Pyrgotèle, le seul artiste autorisé par Alexandre le Grand à graver son portrait.

C’est le Magnifique qui invite le jeune Michel-Ange à partager sa table et à sculpter dans le jardin de San Marco. S’il correspond avec Amerigo Vespucci, le navigateur qui donna son nom à l’Amérique, il collectionne des objets exotiques, comme les céladons chinois. Laurent fait aussi confiance au génie brûlant de Botticelli : usant d’un chromatisme exacerbé dans sa révolutionnaire Adoration des Mages, Sandro n’hésite pas à faire figurer, non plus dans une chapelle familiale mais cette fois-ci en plein Florence, la famille Médicis au grand complet, Cosme l’Ancien, Pierre Ier, Laurent et Julien de Médicis, entourés de leur cour, Pic de la Mirandole et Politien en tête, tels les Muses rassemblées autour d’une nouvelle sainte famille apollinienne.

L’irruption des troupes françaises de Charles VIII met fin temporairement au pouvoir absolu des Médicis et à leur emprise esthétique : leur palais de la via Larga — qu’Apollonio di Giovanni représentait comme le palais de Priam dans une enluminure illustrant Virgile — est saccagé, leurs collections vendues aux enchères. En conférant à Alexandre de Médicis le titre de duc en 1532, Charles Quint restaure le pouvoir absolu de la famille sur Florence.

2- De Rome à Paris : deux Papes pour deux reines

Esthète et cultivé, JeEmmanuel Daydé, conseiller artistique
an de Médicis
, second fils de Laurent, devenu Pape sous le nom de Léon X, va s’évertuer à racheter bien des objets dispersés. Il donne au mécénat Médicis une nouvelle ampleur romaine, considérant désormais Florence comme sa propriété privée, y dépêchant même avec quelque hauteur un Michel-Ange frondeur.

Grand organisateur de fêtes et grand collectionneur de manuscrits, Léon X, à l’exemple du Magnifique, fait de Rome le paradis des artistes et des intellectuels. Outre Pontormo et Andrea del Sarto, il surcharge Raphaël de travail.

Une acuité nouvelle, presque flamande dans son hyperréalisme, se fait jour en 1515 dans l’exceptionnel « Portrait de Tommaso Inghirami, le bibliothécaire de Léon X tout habillé de rouge symphonique, qui lève les yeux au ciel. Tombés en arrêt devant ce tableau, Bonaparte et ses rabatteurs n’hésiteront pas à le subtiliser momentanément aux collections Médicis.

Jules de Médicis, fils illégitime de Julien, le frère de Laurent, devient Pape à son tour, après son cousin Léon X, sous le nom de Clément VII. Si ce Pape tragique voit le sac de Rome et la rupture avec Henry VIII d’Angleterre, il n’en demeure pas moins un mécène avisé. Dès 1530 il s’assure l’exclusivité du travail de Michel-Ange. Seule exception à la règle : un Apollon (sans doute conçu au départ comme un David), pour une fois presque achevé par un Michel-Ange qui tremble pour sa vie, commandé après le meurtre du duc Alexandre de Médicis par Baccio Valori, intraitable gouverneur provisoire de Florence. Finissant par s’opposer à Cosme, Valori devra d’ailleurs la céder au retour du Grand-Duc, qui la placera triomphalement dans ses appartements.

Papes se comportant comme des rois, les Médicis entament une politique matrimoniale de grandeur, qui va mener deux femmes au trône de France. Placée sous la protection directe de Clément VII, Catherine de Médicis épouse le futur roi Henri II en 1533, apportant avec elle une dot de 28 000 écus de bijoux. Très attentive aux arts, la nouvelle reine est surtout grande amatrice de portraits : elle en rassemble plus de 700, dont un portrait d’elle-même qu’elle envoie à Florence, en guise de dot pour sa petite-fille Christine de Lorraine.

Devenue Reine mère, elle poursuit, après la mort dramatique de son époux d’un fatal coup de lance en 1559, la politique d’éblouissement à l’italienne pratiquée par François Ier de France - comme le prouve une lettre de Michel-Ange déclinant l’invitation faite par Catherine de collaborer au Tombeau des Valois. Parallèlement, Catherine entretient sa vie durant un rapport étroit et une correspondance suivie avec Nostradamus, qu’elle confirme dans ses fonctions de médecin astrologue de la cour, et qui lui prédit habilement la mort de Henri II comme la montée sur le trône de France de Henri IV.

Très douée pour le dessin, interprète de ballet émérite, passionnée de bijoux et forte d’une dot colossale, Marie de Médicis, fille de François Ier grand-duc de Toscane, épousera à son tour le roi de France Henri IV en 1600. Son mariage ayant suscité la naissance de l’opéra à Florence, elle supplie son oncle Ferdinand de Médicis de bien vouloir laisser venir à Paris le compositeur Giulio Caccini et sa fille Francesca, chanteuse mais également compositrice. Elle aime recourir à l’opulence baroque de deux flamands, Frans Pourbus, qui fait son portrait avec toutes ses perles, et Rubens, qui a assisté à son mariage à Florence, et qui peindra les grands épisodes de son existence pour son palais du Luxembourg.

3- De Cosme Ier à Ferdinand Ier : la grâce des Grands-Ducs au XVIe siècle

L’élection comme duc de Florence - suivie de son élévation en grand-duc en 1570 par le Pape Pie V - de Cosme Ier, fils du condottierre Jean des Bandes Noires, ouvre une nouvelle ère de prospérité et de mécénat intense. Quittant le vieux palais de la via Larga, ce descendant de la famille Médicis dans sa branche dite « Popolano » s’installe au Palazzo Vecchio, qu’il modifie profondément en palais ducal.

Il charge Vasari de construire les Offices pour accueillir les collections médicéennes et les magistratures de la ville et rachète par sa femme le palais Pitti, pour ses fêtes et ses hôtes, sur la rive gauche de l’Arno, faisant de Florence une véritable capitale moderne pour le nouveau Grand-Duché.

Reprenant la collection de médailles anciennes de Laurent le Magnifique, il envoie dans tout le pays des ambassadeurs à la recherche de sculptures antiques, et achète immédiatement le Harangueur étrusque en bronze, trouvé dans un champs de vignes et daté du Ier siècle av JC, que lui rapporte Vasari.

Le Grand-Duc Cosme avoue aussi une passion pour la botanique : il confie à l’ingénieur hydrolicien Niccolo Tribolo le soin de réaliser sur la colline derrière le palais Pitti les jardins de Boboli, premiers jardins à l’italienne. S’il fait de Vasari son architecte et décorateur en chef, Cosme Ier donne toute sa puissance à la Belle Manière florentine en confiant à Bronzino le rôle de portraitiste de cour. L’étrange artiste maniériste réalise des cartons de tapisserie mythologiques et de nombreux portraits magnétiques de la Grande-Duchesse Eléonore de Tolède, épouse du Grand-Duc (qui aime à collectionner les bijoux les plus curieux).

Cosme Ier lui-même souscrit à la nouvelle esthétique en passant commande du célèbre Persée à Benvenuto Cellini, dont la base était si belle qu’elle fut convoitée par son épouse. Rassemblant enfin dans son cabinet de Calliope de curieuses collections, qui vont de pierres naturelles à des bijoux de Cellini, il anticipe sur le Studiolo de son fils François Ier de Médicis. Passionné d’alchimie et voulant perfectionner les créations de la nature dans un esprit pré-scientifique, le Grand-Duc François demande au vieux Vasari de rassembler dans une petite pièce « …un bel écrin de choses rares et précieuses par la valeur et la facture » : ambre, perles, coquillages, vases en cristal de roches et lapis-lazuli, porcelaines médicéennes à dessins bleus sur fond blanc…, les premières en Europe. Toujours esthète et soucieux de « sprezzatura » — cette grâce nonchalante qu’on reconnaît à celui qui accomplit des prouesses en ayant l’air de les trouver faciles -, il n’en ajoute pas moins à ces créations de délicates petites peintures ou encore un Apollon de bronze sinueux et serpentins du virtuose du contrapposto maniériste Giambologna (dont tout le monde à Florence semble avoir oublié que ce flamand était né Jean de Boulogne).

Subitement décédé de la malaria ou du poison, presque en même temps que sa femme secrète follement aimée Bianca Cappello, François cède tout d’un coup le pouvoir à son frère cadet Ferdinand.

Jusqu’alors cardinal dans sa Villa Médicis romaine, qu’il fait décorer par Jacopo Zucchi de son étonnante « Création de l’univers », Ferdinand s’est livré avec passion à la collection d’antiques, menant lui-même des fouilles.

« Majestate tantum » (Seulement avec la dignité), la devise de ce prince éclairé et de son épouse française Christine de Lorraine, petite-fille préférée de Catherine de Médicis, définit bien son programme de paix et de prospérité.

Outre les majestueux monuments confiés à Giambologna, le Grand-Duc charge les frères Stefano et Ambrogio Caroni de créer un Atelier des Pierres Dures, cette passion des Médicis depuis Laurent le Magnifique, qui produit des mosaïques d’une rare splendeur en recouvrant tables et cabinets.

Inaugurant une Salle des Mathématiques aux Offices, Ferdinand Ier de Médicis confie une chaire de mathématiques à Galilée.

Inaugurant une série de fêtes inoubliables, il demande à Bernardo Buontalenti, ingénieur et homme orchestre recueilli très jeune par la famille et élevé avec lui comme compagnon de jeu, d’en être l’organisateur.

Construisant au sein des Offices le Teatro Mediceo, une des premières salles d’Europe entièrement consacrée au théâtre, Buontalenti met en scène d’éblouissants intermèdes musicaux. Créé pour le mariage de Ferdinand 1er en 1589 « La Pellegrina » multiplie ainsi machines, effets spéciaux et costumes – près de 286 (qu’évoquent ici deux aquarelles) – pour évoquer l’harmonie des sphères, dans une sorte de spectacle total où l’universel porte le sceau Médicis.

Pour le mariage par procuration de Marie de Médicis avec Henri IV à Florence en 1600, au cours d’un banquet avec des tables qui tournent et des automates qui s’ouvrent sur des gerbes de fleurs, Ferdinand accueille même la création au Palais Pitti du tout premier opéra conservé, L’Euridice de Jacopo Peri. Il pense ressusciter l’antique tragédie grecque en pratiquant un chant monodique. Par son recitar cantando saisissant, cette nuova musica cherche à « parler en harmonie à une seule voix pour émouvoir les passions de l’âme ».

4 - De Cosme II à Cosme III : le crépuscule des astres médicéens au XVIIe et XVIIIe siècle

Esprit curieux et ouvert – peut-être pour avoir bénéficié de Galilée comme précepteur –, Cosme II, durant son court règne au tout début du XVIIe siècle, construit de nouveaux bâtiments pour accueillir des collections de plus en plus importantes.

S’il donne une nouvelle impulsion aux arts mineurs, il est le seul à Florence à favoriser le réalisme caravagesque qui s’est fait jour à Rome et à Naples. C’est pour se rapprocher de cet aimable mais maladif Grand-Duc – en même temps que pour protéger sa découverte — que Galilée nomme les quatre lunes de Jupiter aperçues à sa lunette : sidera Medicea ou astres médicéens.

Ferdinand II appuie après lui son frère le cardinal Léopold de Médicis pour son initiative de collection d’autoportraits d’artistes prestigieux dans le corridor de Vasari — autoportraits signés Luca Giordano ou Carlo Dolci — ou sa réorganisation de la Bibliothèque Palatine et de ses 14 000 manuscrits et 20 000 volumes imprimés.

Le Grand-Duc soutient également son frère pour sa création en 1657 de l’Académie du Cimento (Académie de l’Expérience), qui promeut la science expérimentale de Galilée, même après sa mort.

Grand collectionneur d’instruments scientifiques et d’armes, son fils le Grand-Duc Ferdinand II s’oppose - hélas sans succès - au décret du Saint-Siège qui avait contraint Galilée à rétracter ses découvertes coperniciennes devant l’Inquisition. Les Médicis, parrains de la Renaissance, annoncent aussi le Siècle des Lumières. L’ultime descendant des Médicis, le prince Jean-Gaston s’en souviendra, qui fera réaliser, 95 ans après la mort de l’astronome, un tombeau pour Galilée à Florence, récupérant au passage deux doigts du grand homme pour les insérer dans un reliquaire désormais sacré : le doigt du génie désigne les Médicis.

Bien que revendiquant – et obtenant - auprès de l’empereur le titre d’« Altesse royale et sérénissime », mais soucieux avant tout de bonnes mœurs et de punitions corporelles, Cosme III , durant son très long règne de plus de 50 ans au tournant des XVIIe et XVIIIe siècle, réduit malheureusement le Grand-Duché à l’état de province pâlissante. S’il demande à Bimbi de peindre ses collections, il semble se complaire dans les natures mortes de Carlo Dolci et se repaître des cires macabres de Gaetano Zumbo.

On ne peut s’empêcher de voir dans son goût avéré pour les vanités et son obsession pour la chapelle mortuaire des Princes une traduction — peut-être inconsciente — d’une angoisse latente quant à la fin de la dynastie.

Rebuté par l’intégrisme religieux de son père, son fils, le Grand Prince Ferdinand, s’avère au contraire un fin mécène d’art ancien et contemporain, ainsi qu’un mélomane averti. Fuyant Florence et aimant à se livrer dans la villa de Poggio a Caiano, au sein de son Gabinetto, à la contemplation « des petites œuvres de tous les peintres les plus célèbres », il se fait construire un théâtre dans une autre villa à Pratolino, où il soutient la nouvelle conception esthétique de l’opéra baroque incarnée par Alessandro Scarlatti. Il meurt de syphilis et de folie en 1713 à l’âge de 50 ans, sans avoir pu régner. Libertin et libéral à l’inverse du rigide Cosme III, mais ivre et presque toujours couché, vivant retiré dans ses appartements en se livrant à une incessante et mélancolique débauche, son frère cadet, Jean-Gaston de Médicis éteint l’aventure de la dynastie dans la nuit.

À sa mort en 1737, sans successeurs, le Grand-Duché quitte la famille Médicis pour revenir dans le giron de la Lorraine et du futur empereur du Saint Empire romain germanique, François Ier d’Autriche. Ultime survivante de la lignée, la sœur de Jean-Gaston, Anne-Marie Louise, princesse Palatine - dont le bijou en forme de berceau offert par son mari à la nouvelle de sa maternité tant attendue, ne suffira pas à lui donner un héritier vivant – cède toutes les collections Médicis à la ville de Florence, pour qu’elles restent « à la disposition de toutes les nations ». Un testament d’or et de feu, fantastique spectacle d’œuvres et de chefs-d’œuvre qui racontent la beauté du monde, un monde réorganisé pour l’esprit et les sens de la famille Médicis.

Sur le Web : www.museemaillol.com
Documents joints
Dossier de presse (1)
Dossier de Presse (2)