À propos Contact Plan du site

Superficie : 243 215 m²
Création : 1908

Avec ses 24,5 hectares, c’est l’un des plus grands espaces verts de Paris. Planté de nombreux arbres remarquables, ce parc non clos, accessible de jour comme de nuit, se situe à l’une des plus belles perspectives de la capitale. À la fois jardin à la française dans sa partie centrale et jardin à l’anglaise dans les bosquets latéraux, il propose de nombreuses activités et sert de cadre lors de grandes manifestations.

Se promener

Vous trouverez à gauche et à droite de la tour Eiffel la partie la plus paysagère du parc : deux pièces d’eau romantiques où canards, cygnes, et poules d’eau barbotent. Arrêtez-vous sur l’un des bans : en levant les yeux, vous avez une vue vertigineuse sur la tour. En revenant vers le centre, sous l’imposante masse de la tour, vous êtes dans l’axe de la grande perspective qui va du palais Chaillot à l’École militaire derrière laquelle on distingue la haute silouhette de la tour Montparnasse. Les allées rectilignes de ce vaste jardin à la française qui entourent les pelouses centrales sont bordées par des alignements de platanes. En suivant celles, plus sinueuses, des bas-côtés, vous admirer des arbres rares et originaux parmi lesquels un marrionnier jaune (1902), un oranger des Osages (1935), un plaqueminier, un lilas des Indes, un parrotia aux floraisons blanc verdâtre en avril... Des pannonceaux les signale en bordule d’allées. De nombreuses statues en bronze, dissimulées par la végétation, rappellent des grands destins. Parmi elle vous reconnaîtrez un buste de Gustave Eiffel par Bourdelle. En vous dirigeant vers l’École militaire, vous croiserez trois pièces d’eau animées par des jets : un grand bassin place Jacques-Rueff, au beau milieu du parc, et deux plus petits place Joffre, devant l’École militaire.

Découvrir

Le vénérable ptérocarya au port ample et majestueux, est l’arbre le plus haut de l’arrondissement (37m). L’arbre à gutta percha (Eucommania ulmoides) et le mûrier blanc le plus haut de l’arrondissement (18m) ont tous les deux été plantés en 1904. Le micocoulier de Provence est le plus vieux de l’arrondissement (1896).
Oiseaux du Champ de Mars

Les grands arbres du parc ont attirés les oiseaux d’ordinaire plus séduits par la quiétude de nos forêts, comme le pic épeiche, reconnaissable à son plumage noir, blanc et rouge vif. Malheuresement, il se dissimule au moindre bruit, ce qui le rend assez difficile à observer, sauf en hiver. En revanche, il laisse souvent des traces de sa présence au pied des arbres : un amoncellement de débris de coques de fruits réduits en miettes grâce à son bec. Mais l’oiseau le plus célèbre du Champ de Mars est sans conteste la chouette-hulotte. Son vol silencieux et son existence nocturne la rendent presque invisible en ville. Seul son hululement la trahit.

Se distraire

Vos enfants pourront se promener à d’âne dans les allées du parc ou assister aux spectacles de marionnettes donnés dans le petit théâtre. Aux beaux jours, des concerts sont donnés dans le kiosque à musique de style contemporain. De nombreux évènements sont organisés sur ce grand espace, notamment des feux d’artifice lors de célébrations et de concerts gigantesques.

Un peu d’Histoire

Au XVIe siècle, vignes et potagers poussaient sur cette vaste esplanade. Plus tard, l’armée l’utilisa comme champ de manœuvres, son étandue lui permettant d’y ranger jusqu’à 10 000 hommes en ordre de bataille. Elle était alors close par de grandes grilles en fer forgé. Sa magnificience n’échappa pas aux dirigeants qui l’utilisèrent pour de grandes commémorations : la fête de la Fédération qui réunit 300 000 spectateurs le 14 juillet 1790, le mariage du duc d’Orléans, en 1837. Le Champ de Mars fut aussi un lieu privilégié pour les expositions universelles. La première eut lieu dans les jardins du Trocadéro, en 1855, puis s’étendit rapidement aux jardins du Champ de Mars. Le palais de Chaillot et le musée d’Art moderne sont des vestiges de l’exposition de 1937. En 1889, date de l’achèvement de la tour Eiffel, l’armée céda le Champ de Mars à la ville de Paris. Celle-ci confia sa transformation à l’architecte Jean-Camille Formigé, concepteur du jardin des serres d’Auteuil (XVIe). Sa superficie, à l’origine de 42 hectares, a été bien réduite, les promoteurs immobiliers du XXe siècle ayant amputé le jardin pour réaliser les beaux immeubles situés avenue de Suffren et avenue de la Bourdonnais.

La configuration actuelle du Champs de Mars (allées cavalières, percée centrale, voies transversales et obliques, ovale du centre, quinconques, etc) est due à Jean Claude Nicolas Forestier et Jean-Camille Formigé.

Sur le Web : www.paris.fr