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Superficie : 1 438 m²
Création : 1933

Un peu d’histoire

Autrefois, la capitale était parsemée de couvents et d’abbayes, le quartier de Sèvres-Babylone n’échappant pas à la règle. Un couvent existait déjà au 16ème siècle, vers la rue Récamier. Il était alors réservé aux femmes « bien nées ». Pendant la Révolution, qui décida du démantèlement de tous les symboles du Clergé, le couvent servit de prison pour retrouver sa vocation première dès le premier Empire. Madame Récamier (1777-1849) y vécut 30 ans. Alors âgée de 40 ans, elle se retira au couvent des Bernardines de l’Abbaye-aux-Bois pour vivre une retraite toute relative, car le tout Paris se pressait pour admirer la beauté et l’esprit de celle qui animait le salon le plus prisé de la capitale. Chaque après-midi, vers trois heures Chateaubriand se mettait en chemin pour rejoindre son amie à l’abbaye. Il fut imité par des personnalités de l’époque : Balzac, Hugo, Delacroix, Musset, Stendhal…Tant de souvenirs qui furent balayés par la démolition du couvent en 1906.

Se promener

Ce jardin en terrasse peuplé de plantes d’ombre et de sous-bois est caché tout au fond de la rue Récamier, une impasse résidentielle étonnement préservée du tumulte environnant. Seul un restaurant fréquenté par les hauts fonctionnaires des ministères alentours, et un espace dédié à des expositions temporaires attirent quelques promeneurs.

Vous serez accueillis par un majestueux figuier, qui marque l’entrée de ce jardin particulièrement intime. Un hêtre pleureur et un sophora dominent des arbustes aux fleurs odorantes qui donnent au jardin un caractère unique. Des pervenches, des rhododendrons et des bruyères, qui fleurissent en automne, recouvrent les buttes.

Vous n’y entendez que le bruit de l’eau d’une petite cascade qui jaillit du bassin. Il arrive que de discrets accenteurs mouchets viennent s’y abreuver. Restez aussi tranquilles que possible, car il a l’habitude de se faufiler dans les buissons à la moindre alerte. On le confond parfois avec le moineau, mais son plumage est gris et sa silhouette plus fine.

Sur le Web : www.paris.fr